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Evolution de la plongée Tech…

L’évolution de la Plongée Technique.

La plongée tek puise ses racines dans la pratique de la plongée souterraine, que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord. Ainsi les pionniers étaient des explorateurs de grottes ainsi qu’une poignée de d’explorateur d’épaves. Les techniques de bases sont donc apparues assez tôt, en raison du nombre important d’accident et d’une analyse statistiques des causes: les bi bouteilles ont rapidement remplacé le mono bouteille, plutôt reliés avec manifold aux USA et séparés en Europe, au départ. La règle des tiers s’est aussi imposée comme vitale assez rapidement, puis des quarts et jusqu’au sixième en spéléo dans certaines conditions. La notion de redondance, l’un des fondements du tek, était donc née. La notion de planification s’est ensuite rapidement imposée. Une autre des bases. Plan your Dive and Dive your plan. Et le What if, Qu’est ce que je fais si ?Ces techniques de base consignées dans « A blue print for survival » de Sheck Exley ainsi que dans quelques documents internes spéléos Français et européens, restent le fondement.

Très vite les impératifs de redondance liés à l’émergence des première marques spécifique Tek a entrainé une surenchère dans l’équipement du plongeur tek : doubles wings de grosse contenance jusqu’à 40/50 litres inutiles et encombrantes, harnais surchargés, débauche de matériel faisant ressembler les plongeurs tek à des arbres de Noël…pas toujours très à l’aise sous l’eau, ni suffisamment entrainés à ces configurations. Puis , un dénommé Hogarth a fait une analyse statistique des risques réels étant survenus en plongée souterraine et tek, sur l’équipement en particulier. Il en a conclu que le matériel pouvait être beaucoup simplifié en rationalisant son utilisation. Quelques exemples :simple Wing dont la redondance sera le vêtement étanche, un seul manomètre car on plonge avec manifold, et on peut isoler les bouteilles. On est donc allé à partir de ce moment vers un minimalisme à outrance. C’est encore une tendance qui influence actuellement beaucoup la plongée tek d’aujourd’hui : configuration Hogarth minimaliste , tous les relais du même côté gauche afin de libérer le côté droit, pour l’utilisation du scooter et l’assistance au coéquipier avec le tuyau long.

Cela signifie forcément une meilleure technicité du plongeur acquis par un entrainement régulier et parfois ingrat, comme celui qui conduit à un meilleur Trim et Frog ! En gros palmer dans une position bien à plat, qui est plus hydrodynamique, plus efficace, réduit les risques d’essoufflement, les palmes bien en haut pour éviter de remuer les sédiments en grotte, épaves…ou tout simplement abîmer le corail. Plusieurs dérivés de ce Frog kick sont possibles pour s’adapter aux conditions, dont le fameux back Kick, qui permet de reculer facilement. Très pratique pour le moniteur, le photographe ou le cameraman. Des techniques qui changent votre manière de plonger, et le plaisir qu’on y prend.

D’ailleurs les agences de certification ne s’y trompent pas. TDI vient de créer l’intro to Tech et l’intro to DIR…

DIR. Do It Right. Fais le bien . Philosophie de plongée qui reprend à son compte tous les préceptes Horgathien, d’une manière parfois radicale, et très codifiée et structurée. Il est indiscutable que cette philosophie influence actuellement la plongée technique même si certains le regrettent. De plus en plus de plongeurs techniques, cependant font la part des choses, prennent dans le DIR/Hogarth ce qui leur semble le plus intéressant. La configuration, la position horizontale et d’une analyse et l aisance sous l’eau, quelques procédures, et vont chercher ailleurs plus de souplesse.

Dans l’évolution technique de la plongée Tek,il y aurait donc 2 tendances aujourd’hui : la tendance classique largement pratiquée par exemple par la FFESSM dans son cursus tek, mais aussi la CMAS, et certains instructeurs TDI ou IANTD. Et la tendance type Hogarth en pleine expansion, d’une manière exponentielle. En témoigne le succès des agences DIR. L’historique GUE( Global Underwater Explorers), la toute nouvelle UTD (Unified team Divers) et DIR Rebreather entièrement consacrés aux recycleurs. Mais surtout cette vague de configuration Hogarth des grottes lotoises aux eaux limpides de Mer Rouge ou des Cenotes mexicaines. Mais cette tendance est largement reprise par de plus en plus d’instructeurs et plongeurs TDI ou IANTD , ou d’autres agences.

Une autre tendance actuelle reste l’augmentation du nombre de recycleur, essentiellement eCCR, les recycleurs. Les semi fermés de Type Draeger du début du Tek ont cédés la place à des engins plus sophistiqués, plus complexes…et plus onéreux. Ils existe à présent une réelle compétition entre les marque Leader, avec en plus l’émergence de nouvelles marques. AP diving pour L’Inspiration, InnerSpace pour le Megalodon, Delta P Technology pour le Sentinel. Voilà pour les spécialistes. Mais les marques de tek sortent elles aussi chacune leur propre recycleur : l’Optima de Dive Rite, Le Prism 2 de Hollis, Le Cis Lunar Discovery MK6 de Poseidon,OMS…les nouvelles marquent comme Revo ou Pelagian. On peut d’ailleurs remarquer le retour des mCCR, ou Circuit fermés mécaniques à gestion manuelle. Version Copis du Megalodon, Pelagian, Revo…On peut remarquer dans cette explosion du développement des recycleurs la présence grandissante de modèles réservés à des plongées récréatives ou tek light, disons limitées à 60m.

Enfin pour terminer, notons l’explosion des ordinateurs multigaz de décompression et des logiciels de décompressions. Les logiciels sont réellement dans les mœurs, avec notamment l’incontournable Vplanner, et les Gap, Decoplanner et une myriade d’autres plus ou moins chers parfois gratuits, sur lesquels la prudence reste de mise.

Les canadien Liquivision avec le X1 et Shearwater avec les Pursuit et Predator , Delta P technology avec le VR3 et ses dérivés comme le NHeO, la marque allemande OSTC, et même des grandes marques comme Scubapro avec la version trimix du Galileo ou Sunto avec le Helo2.