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Devenir un « Pro » du Tek.

1O conseils pour devenir un « Pro » du Tek

Devenir un bon plongeur Tek, c’est partir sur de bonnes bases. Pas de recette miracle ! Mais voici quand même quelques trucs en vrac :

1.La position dans l’eau et l’aquaticité générale sont des éléments très importants, voir essentielles influant sur la fatigue et la consommation de gaz. Appelé parfois Trim, ce concept inclus une position horizontale et une flottabilité irréprochable. on obtient un Trim correct par une conjugaison judicieuse de la configuration et de l’entrainement. Lorsqu’on est bien à plat, bien horizontal, on a une bien meilleure hydrodynamique, moins de trainée, on est plus efficace et on consomme donc moins. Les risques d’essoufflement sont aussi sensiblement diminués. Elle est aussi indispensable pour les plongées sous plafonds en grottes ou épaves, ou il devient vital de ne pas soulever de sédiments par un mauvais palmage et une position d’hippocampe afin de conserver une visibilité correcte. Avoir un Trim correcte est aussi un grand pas vers un palmage Frog acceptable voir irréprochable et par la suite vers le frog kick modifié, reservé au espaces réduits ainsi qu’au légendaire backward Frog kick, qui permet de reculer, un must pour le plongeur confirmé, l’encadrant ainsi que le cinéaste ou le photographe. Pour acquérir toutes ces techniques, ne pas hésiter à commencer par des formations Intro to tek dès le départ.

2.Être en bonne Condition physique. Votre corps est votre premier instrument de plongée, sur lequel il est possible d’agir par un entrainement régulier(jusqu’à 25% d’amélioration de l’endurance par exemple). Il est important de choisir des activités qui vous plaisent, que vous allez pratiquer avec plaisir et volontiers. la base est une activité d’endurance: marche, vélo, natation avec ou sans palmes,avec des séances de 30 à 120minutes,…le minimum semblerait être entre 1h30 et 2h30 hebdomadaires,en 2 à 5 séances, selon l’activité et l’intensité, jusqu’à 3h à 5h pour des plongeurs plus motivés. Une petite part de résistance et 2 séances hebdomadaires de musculation/gainage/étirements peuvent venir enrichir cette base aérobie. outre un bien être général accru, cet ensemble rendra vos plongées plus agréables et sera un gage de sécurité en cas de problèmes. cette condition physique améliorée agira ainsi positivement sur la qualité de la décompression,la fatigue générale pendant et après la plongée,la consommation…et le risque d’essoufflement. Intégrer un peu d’apnée à l’entrainement: pas question de faire des apnées lors de la respiration,mais plutôt d’intégrer l’apnée à l’entrainement. En piscine déjà,essayer de perfectionner son aisance en apnée, particulièrement en dynamique, ainsi que ses temps sans respirer. Puis lors des cours,et des entrainements en milieu naturel,ne pas oublier les skills/drills à base d’apnée. Par exemple,le grand classique, aller chercher l embout du coéquipier à 15/20m,selon le niveau. On comprend vite la nécessité de rester proche en équipe. Et c’est un bon moyen de connaitre ses possibilités réelles d’apnée en cas de manque de gaz. La pratique régulière d’une méthode de relaxation ne peut être que bénéfique pour cette amélioration de l’apnée,mais surtout le stress et mémoriser l ensemble d un plan de plongée avec toutes ses solutions de dérives.

3.Apprendre à planifier ses plongées, si modestes soient elles. C’est à dire toujours prévoir toutes les solutions de dérives, les réchappes à un maximum de problèmes possibles, le fameux what if des anglosaxons :qu’est ce que je fais si ?

4.Apprendre à plonger en équipe :position de l’équipe en progression, assistance à un équipier en air, dans toutes les situations imaginables. Là encore l’apprentissage des automatismes passent par les formations et l’entrainement.

5.Choisir du matériel doit être simple/fonctionnel/solide:

Pour la configuration,la mode est à la simplicité, et c’est très bien. Elle aussi doit être épurée et aller au plus simple. Après des années passées à cumuler l’équipement emporté sous couvert de sécurité, la tendance est au minimalisme fonctionnel,c’est à dire un plongeur débarrassé du superflu mais beaucoup mieux entrainé. Dans cet esprit, la configuration Hogarth ou dérivées devient de plus en plus répandue. Cette configuration est issue d’une approche statistique des risques réels d’accidents et de l’expérience. Elle favorise l’hydrodynamisme, la sécurité et la plongée en équipe. Il est intéressant que cette configuration soit polyvalente et convienne à tous les types de plongées tek comme à la plongée sous plafond en grotte ou en épave.

6.Automatiser ses gestes

Dans les statistiques d’accidents pour la plongées sous plafond, le manque de formation, d’entrainement et d’expérience sont en tête des causes d’accidents :plus d’expérience ,d’entrainement ,de pratique régulière signifie des gestes plus précis, plus fluide, allant naturellement à l’économie, comme dans le palmage, moins de stress et donc à la fin une consommation forcément réduite.

Cela passe par ce que les anglosaxons apellent Drills et Skills, avec l’idée de répétition pour acquérir des automatismes. Les mêmes exercices peuvent être individuels ou concerner des exercices en binômes ou même en équipes(communication,assistance…)A ce titre les exercices à terre lors des cours sont des très importants, afin d’être répétés sous l’eau.

8.Choisir les bons mélanges :

Les plongeurs français plaisantent parfois au sujet des restrictions imposées par PADI ou SDI qui considère qu’au delà de 30m commencent la plongée profonde. Mais ces profondeurs ne sont pas là par hasard. Elles sont issues de statistiques d’accidents. Comme en plongée spéléologiquelogique, cela dépend beaucoup du plongeur,de sa formation, sa forme du moment,des conditions générales: température de l’eau, visibilité,courant… il est toujours plus intéressant de plonger au nitrox jusqu’à 30m, puis au trimix dès 30m ou 40m.

9.Prendre du plaisir à plonger, ne pas se forcer, cela peut sembler évident, mais qui n’a jamais plongé un peu barbouillé,fatigué,un peu en vrac,pour suivre les copains ou tout simplement parce que c’était prévu. Ce n’est jamais très bon. Mais en plongée profonde cela devient carrément dangereux. La déshydratation , la fatigue et le stress sont la cause de beaucoup d’accidents dits immérités.

10.Tentez de nouvelles expérience,devenez polyvalent,essayez toutes les facettes de la plongée tek.

Plonger par exemple en Sidemount !C’est la grande mode du moment!les bouteilles sont accrochées sur les côtés,sous les aisselles et à la ceinture, au lieu d’être dans le dos. On peut donc les porter séparément avant,c’est beaucoup moins lourd qu’un bibouteille.On peut les mettre dans l’eau sans aucun effort. 2 bouteilles de 6 litres peuvent remplacer 12 litres avec une double sécurité et un accès facile aux robinets en cas de problèmes. Et quelle aisance dans l’eau!que du plaisir.

Essayez la plongée nitrox, sous glace, en caverne, testez des nouveaux équipements, combinaisons étanches,recycleurs… Utiliser un scooter: loin d’être un gadget, il peut être fort utile pour diminuer sa consommation,puisqu’il réduit les efforts, augmenter son rayon d’action,puisqu’il va bien plus vite qu’un palmeur, et connaître des sensations nouvelles,comparable à la voltige aérienne. Le premier ouvrage traitant des scooters sous marin s’appelait d’ailleurs « L’aviation aérienne» de D. Rebikoff.

La polyvalence, en plongée comme ailleurs, rend plus performant plus intelligent et plus ouvert…